À l’heure d’échéances politiques majeures, beaucoup s’interrogent sur ce que sera ou devrait être l’éducation nationale au cours des prochaines décennies. Vaste question ! Perçue par beaucoup comme une organisation à part, constituée de personnels soi-disant jaloux de leur autonomie et pleins de certitudes, il est grand temps que l’éducation nationale se pose la question de la pertinence de son organisation, de sa capacité à remplir sa mission et à offrir un environnement de travail où chacun est en mesure de s’épanouir et de prendre sa part du succès auquel il aspire.

Une organisation comme les autres

Contrairement à une idée reçue très répandue, l’éducation nationale est une structure comme les autres, fort semblable à la plupart des organisations publiques ou privées que nous côtoyons quotidiennement.
Organisées sur un modèle classique dit pyramidal, nos écoles évoluent dans un système très hiérarchisé et centralisé. Gigantesque millefeuille au sein duquel chaque acteur se voit recouvert par une autre « couche ».
Spécificité du monde de l’éducation, les programmes officiels viennent encore ajouter à ce poids de la centralisation et donner l’impression d’une organisation fondée sur des processus unilatéraux, descendants et finalement sclérosants.
Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi cette organisation est très souvent perçue comme un frein, génératrice de tensions et de multiples frustrations. Des frustrations qui, malheureusement, viennent souvent à bout des initiatives et de la motivation de personnels dont l’implication est totale et dépasse très largement le cadre de l’investissement professionnel.
Comme ailleurs, le modèle pyramidal frustre, décourage, donne le sentiment à beaucoup de ne pas pouvoir prendre part aux décisions et d’être un simple rouage. Une situation inadmissible si l’on considère le rôle essentiel qu’a l’éducation nationale pour donner vie à la France et aux français de demain.


 

Holacracy pour réinventer l’organisation

Inventée au début du 21ème siècle et déjà mise en place dans plusieurs centaines d’entreprises à travers le monde, Holacracy propose de revoir intégralement la façon dont nos entreprises, privées ou publiques, nos administrations ou associations sont organisées. Système organisationnel complet, en rupture avec les modèles existants, en constante évolution, Holacracy s’adapte à l’ensemble des organisations, petites ou grandes. Elle se décline autour de 4 idées phares :
 

1. La « raison d’être » 

Chaque structure, organisation en a une qui est, en quelque sorte, le sel de son action, ce qui la définit fondamentalement. Ainsi, dans le cas de l’éducation nationale pourrait-on dire que sa raison d’être est de faire de nos enfants des citoyens en capacité de réfléchir, d’agir, aptes à s’insérer et à faire évoluer positivement la société dans laquelle nous vivons.
 

2. Une organisation horizontale 

Contrairement au système classique dit pyramidal, Holacracy propose de déployer une organisation « horizontale ». Une organisation qui s’appuie à la fois sur des acteurs (les personnels de l’éducation nationale) autonomes et responsables, mais également sur des processus de fonctionnement qui permettent de bâtir un système vraiment structuré et parfaitement adapté à la réalité et aux spécificités de chaque entité !
 

3. Des processus clairs 

Holacracy apporte de la clarté. Elle permet à chacun de participer activement à la vie de son organisation, d’identifier les responsabilités de tous. Surtout, elle intègre l’ensemble des acteurs aux prises de décisions. Le rôle de chacun ainsi que les processus qui régissent l’organisation sont connus de tous et accessibles.
 

4. Le « chef » abdique ses pouvoirs 

Bien au-delà du simple symbole, Holacracy invite le « chef  » à abdiquer ses pouvoirs. Vrai changement de logiciel, cet abandon se fait au profit du collectif et dans l’intérêt de tous. L’autorité est partagée, le chef devient obsolète. Fini les jeux de pouvoir et les frustrations qui en découlent. Holacracy c’est une organisation fondée sur un pouvoir partagé et des acteurs responsables qui peuvent enfin laisser émerger le meilleur d’eux-mêmes.