Dans les entreprises, les mêmes maux reviennent sans cesse. Que ce soit chez les collaborateurs ou les managers, les êtres humains subissent les effets d’un manque cruel d’évolution dans le fonctionnement d’organisations dites pourtant « modernes ». Et autant les collaborateurs que les patrons pâtissent de cette situation sclérosée. Or, un nouveau système venu tout droit des États-Unis propose de modifier la donne à travers un changement de posture dans l’exercice du pouvoir. Il s’agit de Holacracy.

Holacracy : A Change of Position in the Exercise of Power

Des collaborateurs frustrés

Les difficultés ressenties par le collaborateur au sein d’une organisation sont nombreuses et semblables quelque soit son entreprise. Il ressent de manière récurrente des tensions (du latin tensare = s’étendre) sur le déroulement de l’activité de son service. Cela peut aller de la mauvaise communication entre collègues jusqu’à une trop grande désorganisation provoquant un frein au travail réalisé. Face à ce contexte nuisible, le collaborateur dispose d’un double choix. Soit il décide d’aller s’entretenir avec son chef devant la machine à café ou dans son bureau. Auquel cas ce dernier choisit de capter la tension et de la mettre sur la pile déjà haute des affaires à traiter. Soit, il refuse de parler et s’enfonce dans les abysses de la résignation.

Des managers impuissants

Si le collaborateur souffre d’un tel manque de considération au sein de son entreprise, le manager peut, lui, connaître une forme d’impuissance face à la situation de son organisation/service. Un sentiment commun lorsque se ressent la nécessité de faire évoluer la manière dont le travail est réalisé sans toutefois trouver la moindre alternative. Il peut très bien comprendre les tensions de ses collaborateurs mais se retrouve vite dans l’obligation de les mettre dans sa file d’attente. Cela n’était pas grave du temps de Taylor car, à cette époque, le monde était statique. Mais, depuis, l’environnement a changé. Et les conséquences d’un tel fardeau sont lourdes : Frustration, déprime, burn-out voire, au point le plus extrême, des suicides.

Une technologie novatrice au service des organisations

Holacracy : Un changement de posture dans l’exercice du pouvoir

Vieille de trois ans, Holacracy représente un ensemble de règles du jeu explicitant la structure de la Gouvernance, ses objets, ses processus, les droits et les devoirs des personnes dans leur rôles, etc… Cet ensemble est rédigé dans une Constitution de Holacracy. La technologie novatrice de Holacracy permet aux organisations de s’adapter en permanence à l’évolution de l’environnement et de l’être humain. Elle change de manière radicale la posture des managers et des collaborateurs pour qu’ils puissent interagir sur le fonctionnement interne de leur entreprise.

Avec Holacracy, c’est chacun son rôle !

Grâce à Holacracy, la posture managériale s’ouvre tout comme celle des collaborateurs. Par le biais de ce nouveau système, chacun est un entrepreneur dans ses rôles, chaque collaborateur devient le manager et le leader dans son propre périmètre avec un travail à faire explicité par des redevabilités. De même, le manager, dont 50% du temps passé l’est dans la gestion du « haut », se retrouve soulagé par la conceptualisation de la Gouvernance, l’endroit où se définissent et évoluent de façon précise les rôles, redevabilités, missions et périmètres d’actions de chacun. Il n’y a plus de chefs, ni d’égos. Tous les membres se situent à un niveau d’équivalence, au service de l’organisation. Le modèle de hiérarchie pyramidale est ainsi remplacé par un modèle dynamique centré sur le travail et la fluidité. En d’autres termes, Holacracy pourrait bientôt représenter l’entreprise de demain.