Développer le leadership de chacun passe par le développement de son followership. À condition d’avoir une structure de pouvoir constitutionnel avec des rôles !

BA_Page Article Leadership ou followership ? L’un ne va pas sans l’autre ! 1

Pour une entreprise qui a fait le choix d’un management constitutionnel inspiré de l ‘Holacratie, d’un système d’autorités multipliées et distribuées, le leadership renvoie à un modèle qui a su rompre avec une logique axée sur la hiérarchie. Car, la base du management constitutionnel est un leadership par et dans les rôles. Un leadership qui concerne tout le monde au sein de l’entreprise. Chacun y est leader de rôle c’est-à-dire, en quelque sorte, patron de sa mini-entreprise. Un rôle défini par sa raison d’être – son potentiel créateur de valeurs – une offre de service pour ses clients, des attentes explicites vis-à-vis de ses fournisseurs.

Le management constitutionnel implique aussi une profonde évolution du modèle mental qui anime chacun dans ses rôles. Dans la nouvelle organisation, le leadership va de pair avec sa contrepartie : le followership. Leadership et followership sont indissociables, les 2 côtés d’une même pièce, un peu comme le yin et le yang du management constitutionnel. Pour souligner l’importance de cette double polarité qui coexiste en chacun au sein de l’organisation, intéressons-nous à deux situations observées qui permettent de mettre en lumière le nécessaire équilibre à trouver, pour chaque rôle, entre followership et leadership.