Interview de Sébastien Di Pasquale, dirigeant de l’Atelier du Laser

Chez iGi, on dit souvent que partir en holacratie est un voyage de plusieurs années, souvent semé d’embûches. Intégrer la mécanique des règles du jeu de la constitution prend quelques mois mais le changement de posture est plus long, dépendant de la résistance au changement des personnes. Il y a quelques années, Sébastien a fait un pari un peu fou. En visionnant le documentaire « Bonheur au travail » passé sur ARTE, il a décidé de libérer ses collaborateurs et le seul moyen qu’il a trouvé est de leur laisser toute autonomie, sans aucun cadre. Nombre de dirigeants se sont emparés de cette mode « d’entreprises libérées » et ont probablement rencontré les mêmes travers que Sébastien : les collaborateurs ont besoin d’un cadre, ils ne peuvent pas se manager tout seuls du jour au lendemain. Face à ce constat, Sébastien a recherché des approches qui pourraient l’aider car il ne souhaitait absolument pas retourner dans un modèle hiérarchique, qu’il jugeait dépassé. C’est en rencontrant l’holacratie qu’il a trouvé ce qu’il cherchait : de la liberté dans le cadre et une opportunité pour lui en tant que dirigeant de faire grandir ses collaborateurs pour qu’ils se self-managent.