Holacracy a permis à bien des chefs d’entreprise ou fondateurs d’associations de se décharger de leurs tensions en éclaircissant le rôle de chacun au sein de leur organisation. Dans une boîte de relations publiques basée sur l’Île de la Réunion, du nom de run’concept, Romain Lefebvre, son fondateur et dirigeant, a fait l’expérience de ce nouveau système dans lequel il ne voit que des points positifs.

Romain Lefebvre : « Avec Holacracy, ce qui change c’est la façon de travailler ensemble »

Aujourd’hui, il est indéniable que le progrès peut faire peur car il insinue l’évolution voire le changement brutal d’une situation donnée. Pourtant, ce nouveau système qu’est Holacracy permet dans la totalité des cas une nouvelle orientation en douceur, ce qui efface ce sentiment de peur ancré dans nos têtes. Patron d’une boîte de relations presse et relations publiques du nom de run’concept, Romain Lefebvre continue d’être le témoin de ce constat. Fondée il y a six ans, cette organisation est spécialisée dans le media training, la communication de crise, le conseil en relations presse et image. Et le moins que l’on puisse dire est qu’entre la conception de stratégies, l’entretien de relations de confiance avec les clients, la visibilité dans les médias, Romain gérait un trop grand nombre de choses.

« Régler ces problèmes de réunionites aigües« 

« En terme d’organisation, ça fait près de deux ans que j’ai tenté de passer en Holacracy », affirme-t-il tout en avouant avoir « rencontré une vraie difficulté à la mettre en place tout seul ». Éprouvant des complications pour se détacher de son rôle de patron vis-à-vis de ses collaborateurs, le néophyte souhaitait avant tout régler ces problèmes de « management, de réunionite aigüe ». « Souvent, on est l’homme solution de la boîte. Avant, c’était moi qui m’occupait du manque de fourniture, j’étais l’homme à tout faire », se souvient Romain conscient que Holacracy permet de se « recentrer sur ses rôles les plus essentiels, définissant clairement les limites de chaque poste. »

En septembre 2012, Romain Lefebvre décide alors de tenter l’aventure de Holacracy, mais cette fois, accompagné. « J’aimais l’idée que chacun devienne responsable et j’avais envie d’une boîte où je ne déciderais pas de tout ». Finalement, la principale raison qui a amené ce curieux à venir en Holacracy n’était autre que « l’intelligence collective ». Afin d’éviter de se planter, il a alors contacté Bernard Marie Chiquet. « On a fait des réunions avec Bernard Marie et Margaux. L’efficacité de ces dernières m’a fait rapidement prendre conscience de la grandeur de la chose », évoque-t-il non sans enthousiasme.

« On prend les décisions plus vite, personne n’est remis en doute »

C’est alors que la machine s’enclenche plus rapidement que prévu. La peur du progrès trop véloce derrière eux, les collaborateurs de run’concept adhèrent dans leur grande majorité. « D’un seul coup, on prenait les décisions vite, l’autorité des gens dans leurs rôles n’est jamais remise en doute », se réjouit Romain Lefebvre.

Commençant Holacracy aux côtés de l’équipe de iGi Partners, cette décision de Romain Lefebvre n’était pas due au hasard. « On y est passé du jour au lendemain. Les gens y vont doucement, le système est en place. Inévitablement, on est obligé d’y aller. C’est très bien fait car on avance quoi qu’il arrive. Puis, c’est beaucoup plus simples pour les nouveaux car ce système leur permet de s’intégrer beaucoup plus vite », affirme le représentant de cette agence de conseil en relations publiques.

« Un nouveau rapport à la responsabilité« 

Aujourd’hui, Romain Lefebvre avoue être « comblé » par ce qu’il « découvre ». « Ce qui est important pour moi peut être important pour les autres. Il y a un nouveau rapport à l’organisation, à la responsabilité. Dans les rapports humains, on règle énormément de choses. »

Finalement, Romain Lefebvre ne voit aucun point négatif à cette nouvelle aventure vantant ainsi « une réelle solution » et prévenant de la nécessité d’avoir « un partenaire pour accompagner l’organisation ». « L’équipe d’IGI Partners est très compétente, Bernard Marie et Margaux nous ont beaucoup aidés. Certes, on est encore loin d’avoir atteint notre objectif mais, aujourd’hui, il n’y a rien de négatif, il n’existe pas un truc qui dit que je ne peux pas y aller », s’extasie-t-il. Même s’il est conscient qu’un tel changement s’avère difficile à négocier pour les personnes moins « ouvertes », il se targue d’avoir choisi un système « hyper progressif et respectueux ».

« Avec Holacracy, il n’y aucun risque. Ça ne coûte rien !« 

Lorsqu’on lui parle de ces entreprises en difficulté qui hésitent à partir avec Holacracy, Romain Lefebvre donne un avis tranché. Selon lui, « ça ne coûte rien d’essayer, je ne vois pas où est le risque. Tout ce qui fonctionne déjà ne bouge pas ». « Ce qui change, c’est la façon de travailler ensemble. On ne va pas changer d’équipement ou de machine », rappelle-t-il. D’après lui ce sont donc « les rapports avec les gens qui évoluent. On est plus réactifs, des règles du jeu claires et simples sont à appliquer. On ne peut plus ne pas jouer le jeu ».

Aujourd’hui, run’concept tourne à plein régime. Et le tout grâce à une clarification des rôles. À l’instar d’autres avant lui, Romain Lefebvre peut s’occuper de ses tâches sans avoir peur des inconnues offertes par le progrès.

*Holacracy est un trademark déposé.
Pour en savoir plus, cliquez sur : http://igipartners.com/pourquoi-holacracy-pas-holacratie

Propos tenus par Romain Lefebvre, gérant de run’concept, et recueillis par Anthony Poix, journaliste
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