Avec l’évolution des entreprises, les syndicats sont-ils amenés à disparaître ?

Bienvenue à ce webinaire intitulé « Transformation managériale : le témoignage d’un syndicat ». Ce mouvement de solidarité au sein des organisations qu’est le syndicat vers la fin du 19ième siècle, a été créé pour permettre aux salariés les plus vulnérables de se faire entendre. Qu’en est-il aujourd’hui, à l’heure du bonheur au travail et des baby-foots dans les salles de pauses ? Quelle sera la place des syndicats dans les organisations de demain ? Les nouveaux outils de management tels que l’holacratie répondent-ils au but premier du syndicat : le bien être social au sein de l’entreprise ? Ou à l’inverse, ces nouveaux outils rendent-ils les syndicats obsolètes ? C’est ce sujet que nous allons aborder avec Gwenaël Le Guével, Secrétaire régional du SGEN-CFDT qui témoignera de la mise en place de Holacracy au sein de son syndicat et Bernard Marie CHIQUET, ancien patron d’entreprise, chercheur depuis 10 ans en innovations managériales. Les questions abordées : GLG : Qu’est-ce qui t’a amené à l’holacractie ? GLG : Pourquoi Holacracy au SGEN-CFDT, quels étaient les enjeux ? BMC : Comment les syndicats réagissent à la mise en place d’un management constitutionnel dans une entreprise ? N’y a-t-il pas des résistances ? GLG : Moins d’un Français sur deux juge les syndicats utiles et moins d’un sur trois (31 %) pense qu’ils sont représentatifs des salariés, selon un sondage réalisé les 22 et 23 avril pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business. Plus de deux tiers des Français (67 %) disent aussi ne se sentir proches d’aucun syndicat. A l’origine, les syndicats visaient à défendre les ouvriers, en première ligne de la révolution industrielle et dispersés face aux capitaines d’industrie qui les employaient. À l’heure du bien-être au travail et de la fin de la hiérarchie, quelle est aujourd’hui la raison d’être des syndicats selon toi ? GLG : On parle souvent de « justice sociale », est-ce toujours d’actualité avec un management constitutionnel ? BMC : le syndicat a été créé sur la base du lien de subordination, inscrit dans le contrat de travail. Dans un mode de management constitutionnel, on casse ce lien de subordination. Quelle est la place des syndicats dans les entreprises à management constitutionnel de type holacratie ? GLG : Comment envisages-tu l’évolution de la place des syndicats ? Tu utilises une expression que j’aime bien, c’est « passer de la réaction (origine du syndicat) à la création ». BMC : Dans tes travaux de recherche, tu repenses la notion même de salarié. Peux-tu nous en dire plus ? Le syndicat, qui est né avec le statut de salarié, devra-t-il évoluer selon toi ? Comment ? BMC : Beaucoup de personnes se mettent aujourd’hui en freelance et font du slashing (plusieurs job à la fois). On sort donc petit à petit de ce statut de salarié. Est-il devenu obsolète ? Si vous êtes intéressés pour aller plus loin pour réinventer votre entreprise avec le management et self-management constitutionnel, vous pouvez : Suivre un parcours de dirigeant ou de manager avec Bernard Marie CHIQUET. Il s’agit de séances de coaching à distance sur vos problématiques de management d’entreprise, organiser la mise en mouvement de votre équipe de direction et de vos équipes. Organiser une formation sur site ou à distance « Excellence managériale et self-managériale » en intra avec votre comité de direction pour les aider à adopter une posture de manager-leader et vous outiller sur le self-management.