Vingt personnes ont suivi en janvier dernier la formation pour la certification de praticien longue de cinq jours, six si l’on compte la journée d’introduction. À travers des ateliers très pratiques et une théorie nécessaire, les membres de la formation ont pu se frotter à la réalité de l’outil holacratique. Parmi eux, Thomas Bouvet, ingénieur aérospatial, a été emballé par le concept.

« La créativité et le génie ne peuvent s’épanouir que dans un milieu qui respecte l’individualité et célèbre la diversité », disait il y a peu l’entrepreneur américain Tom Alexander. Voilà un adage que l’on peut tout à fait vérifier lors de la formation pour la certification de praticien d’IGI Partners. De tous les âges, les participants viennent de milieux différents, de tous les coins de la France, de Belgique, de Suisse et de secteurs professionnels divers. En janvier dernier, Thomas Bouvet faisait partie du groupe curieux de découvrir Holacracy. Cet ingénieur aérospatial de 35 ans s’occupe dans la vie de faisabilités pour le développement de services applicatifs spatiaux au sein de l’Agence Spatiale Européenne à Oxford, en Angleterre. Il avoue avoir connu Holacracy car « une amie a fait le stage d’introduction. J’ai alors regardé les vidéos et j’ai eu une bonne intuition ».

Frustré « par les dysfonctionnements dans le milieu du travail », il a longtemps souffert du fait que « les autorités ne sont pas claires du tout, que la confusion règne ce qui génère du stress ». Avec pour ambition d’être « porteur de projet », ce trentenaire espérait bien un déclic et l’a peut-être trouvé au cours de ces cinq jours.

Un tiers de théorie, deux tiers de pratique : « un très bon équilibre »

« J’ai été emballé par la méthode », explique-t-il avant d’ajouter : « ça m’a satisfait sur plusieurs points comme la confiance de faire les choses de manière gérable. Ce qui me faisait peur dans le fait de devenir porteur de projet était de porter seul les responsabilités de l’entrepreneur, de ne pas savoir faire… » Mais il semblerait que Holacracy puisse apporter une réponse à ses doutes. « Avec cette méthode, le pouvoir est distribué sur l’équipe », note Thomas convaincu « par la confiance de l’évolution naturelle de la raison d’être dans une organisation ». « Ce qui me motivait était de trouver une méthode de gouvernance réconciliant l’épanouissement et le développement de la personne avec la croissance de l’organisation », se réjouit-il ravi du fait « que toutes les tensions soient réglées pacifie l’environnement du travail ».

Durant la formation, Thomas était aux anges. Il a trouvé en Bernard Marie Chiquet, un formateur « enthousiaste, dynamique et passionné par ce qu’il fait. Il sait le transmettre à ses auditeurs ». En outre, il acclame un « bon équilibre de la formation » avec un tiers théorique et deux tiers de pratique. Ayant pris le rôle du facilitateur dont les redevabilités étaient claires, il s’est félicité du fait que l’exercice lui permette de « m’affranchir de toutes mes problématiques personnelles. J’aurais pu avoir peur de ne pas oser m’affirmer mais séparer les personnes des rôles permet d’être plus efficace ».

« Dès que je suis rentré, je n’ai pas arrêté d’en parler à mes amis« 

Formation pour la Certification de Praticien en Holacracy : « Ces 5 jours ont réglé mes problématiques personnelles »

Du coup, Thomas Bouvet se prend à rêver de pouvoir appliquer Holacracy dans sa vie. Certes, il se trouve aujourd’hui dans une grosse organisation bureaucratique où il ne dispose que de « peu de marge de manœuvre », il émet pourtant le souhait de « partager mon expérience avec la hiérarchie. Au quotidien, je vais mettre en place le S.O.I. (Système d’Organisation Individuel) et je continuerai à vouloir être porteur de projet ».

« Depuis que je suis rentré, je n’ai pas arrêté d’en parler avec mes amis », proclame-t-il persuadé que « cette méthode en a dans le ventre. Une organisation a tout à gagner à la mettre en pratique ou au moins s’en inspirer. Il est agréable d’être à la pointe de l’innovation du management ». Pour lui, même si les gens peuvent avoir « plein de réserves », il conseille aux plus frileux « d’essayer le truc et de discuter avec des gens qui l’ont mis en pratique ».

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Propos tenus par Thomas Bouvet, ingénieur aérospatial à l’Agence Spatiale Européenne et recueillis par Anthony Poix, journaliste